Violence conjugale et
violence dans les relations amoureuses

Violence conjugale

Les types de violence

  • Violence physique
  • Violence psychologique
  • Violence verbale
  • Violence sexuelle
  • Violence économique
  • Violence spirituelle

Conséquences de la violence conjugale

  • Blessures physiques et psychologiques
  • Problèmes de santé
  • Syndrome de stress post-traumatique
  • Isolement social
  • Perte d'emploi
  • Fuite dans l'alcool et les drogues et…
  • Mortalité
  • Etc.

Comment s’exerce la violence conjugale

La violence conjugale n’apparaît pas subitement dans une relation amoureuse. Elle s’installe de façon progressive et parfois très subtile. La violence conjugale peut se manifester de bien des façons. L’homme violent peut utiliser la force physique en frappant ou en lançant des objets, par exemple, mais il peut aussi faire des blagues déplaisantes, du chantage, des insinuations. Parfois il humilie, insulte, crie, menace. Il peut contrôler les allées et venues de sa partenaire, surveiller qui elle voit, à qui elle parle. Il peut vérifier scrupuleusement les dépenses et l’argent dont elle dispose. Il peut aussi utiliser la violence lors des relations sexuelles.

Des exemples de violence conjugale

  • Critiquer continuellement sa partenaire, ses goûts et ses habiletés ;
  • Dénigrer ses relations ou lui interdire de fréquenter sa famille ou ses amis;
  • Contrôler ses activités ou sa façon de s’habiller ;
  • Se moquer de son apparence physique ou de ses performances sexuelles ;
  • Crier à propos de tout et de rien à la maison ;
  • Menacer de se tuer si elle quitte la relation ou utiliser les enfants pour l’atteindre.

Mon conjoint est-il un homme contrôlant?

Documents pour la prévention pour les enseignants

Family Violence Prevention Program

Conséquences de la violence sur les enfants

Cette page a été réalisée grâce à l'aide financière de Condition féminine Canada dans le programme «Promotion de la femme»

La violence conjugale et les femmes autochtones

Matshikaushiun, namaienu innu ka ishinniut
La violence ne fait pas partie des valeurs autochtones

Répondre aux questions suivantes pourra dissiper votre incertitude :

  • Votre conjoint vous contrôle sans cesse?
  • Il vous déprécie? Il vous humilie? Il vous injurie?
  • Il vous empêche de fréquenter votre famille, vos amis?
  • Il vous harcèle sexuellement?
  • Il menace de vous battre si vous demandez de l'aide?
  • Il vous bouscule? Il vous frappe?
  • Il vous lance des objets?
  • Vous avez peur pour votre sécurité et celle de vos enfants?

Si la réponse est oui à une ou plusieurs de ces questions, vous êtes victime de violence conjugale.

Que la violence que vous subissez soit verbale, psychologique, financière, physique ou sexuelle, S.O.S. violence conjugale vous réserve un accueil chaleureux et vous mettra en contact avec une ressource capable de vous aider.

  • Qui d’autre peut aider les victimes?
  • Comment puis-je aider les victimes?
  • Quels sont les besoins des victimes de violence conjugale?
  • Quels sont les effets de la violence?
  • Services offerts

Comment puis-je aider les victimes?

On sait que les femmes victimes de violence conjugale en subissent les conséquences négatives sur leur bien-être et leur santé physique et psychologique. Si une victime se confie à nous, nous souhaitons pouvoir contribuer, un tant soit peu, à améliorer sa situation. La tâche est à la fois simple et difficile : il importe de comprendre les victimes de violence conjugale et leur situation particulière, d’être à leur écoute et de les accueillir.

L’intervention en violence conjugale doit remettre en question la situation de violence plutôt que les réactions de la victime. Elle vise à l’aider à reconquérir son pouvoir personnel et à atteindre un mieux-être la fois physique, psychologique et spirituel. L’intervention doit respecter la croyance des victimes, leur droit à l’autodétermination et les règles de confidentialité.

Les mots-clés de l’intervention sont :

  • Accueil
  • Écoute
  • Soutien
  • Respect

Quelques interventions sont à éviter :

  • Minimiser, contester ou banaliser ses propos
  • La rendre responsable de la violence ou prendre parti pour son partenaire
  • Porter des jugements sur son partenaire
  • La pousser à quitter son partenaire violent
  • Lui recommander une thérapie conjugale, familiale ou une médiation familiale
  • Appeler la police sans son consentement
  • Faire des pressions pour qu’elle porte plainte

Après avoir reçu les confidences d’une victime de violence, on peut parfois ressentir un sentiment d’impuissance : on ne sait pas quoi faire, on s’inquiète, on se pose des questions.

Une façon de pouvoir éviter ces malaises, c’est de lui demander si elle veut que nous fassions quelque chose pour elle. Si elle répond oui, on lui demande ce qu’elle veut qu’on fasse et on vérifie si c’est possible. Si non, il existe peut-être une autre ressource qui pourra l’aider. Si elle répond non, on continue à la soutenir et à l’écouter. On sait maintenant que notre écoute lui fait du bien.

Qui d’autre peut aider les victimes?

Soutenir une victime de violence conjugale n’est pas facile. Il est particulièrement difficile d’être la seule personne qui lui vient en aide. Les femmes victimes de violence conjugale ont des besoins multiples et une seule personne ne peut répondre à tous ces besoins.

Pour aider les victimes, il est important de connaître les ressources qui existent dans nos communautés.

Beaucoup de ressources peuvent aider les femmes prises au piège de la violence et leurs enfants. Tous ces organismes sont importants car ils ont tous le potentiel de contribuer à briser l’isolement des victimes.

Bien connaître les ressources nous permet de bien informer les victimes. On peut aussi accompagner vers ces ressources, on peut leur présenter les responsables et on peut même parfois participer avec elles à une première rencontre.

Après la référence, le plus important est de demeurer présent car pour elle notre aide est très précieuse.

Services offerts par les Maisons d’hébergement autochtones

Les Maisons d’hébergement autochtones offrent les services suivants aux femmes :

  • Hébergement
  • Consultation
  • Écoute téléphonique
  • Référence
  • Intervention de crise
  • Intervention auprès des enfants et des adolescentes et adolescents
  • Soutien dans les relations mère-enfants
  • Suivi de groupe
  • Accompagnement et soutien dans les démarches
  • Information juridique
  • Suivi post-hébergement

Particularités des services des Maisons d’hébergement autochtones :

  • Approche holistique qui tient compte de la culture autochtone, par exemple, la Roue de la médecine
  • Services en langue autochtone
  • Information aux femmes de la communauté diffusée par l’entremise de la radio communautaire ou
  • d’un bulletin mensuel
  • Cercle de partage
  • Pratiques spirituelles
  • Activités valorisant la culture et les valeurs autochtones
  • Groupes d’entraide
  • Cercle de femmes
  • Activités impliquant les membres de la communauté et le réseau familial

Quels sont les besoins des victimes de violence conjugale?

L’amour est l’une des émotions les plus intenses, une des expériences les plus recherchées. Tout être humain a besoin de vivre en paix et d’être respecté par la personne qu’elle aime.

  • Se sentir bien c’est
  • Se sentir respectée
  • Se sentir aimée
  • Se sentir en sécurité avec l’autre
  • Se sentir importante pour l’autre
  • Ne pas se sentir jugée
  • Se soutenir mutuellement dans les épreuves
  • Vivre les conflits dans le respect
  • Pouvoir s’affirmer en toute sécurité

Malheureusement, il arrive que la violence conjugale s’installe dans une relation amoureuse. Elle entraîne beaucoup de remises en question chez les victimes qui traversent généralement différentes phases. À chacune de ces phases, de nouveaux besoins se manifestent.

Phases de remise en question de la relation

Pendant cette phase, la victime commence à remettre en question sa relation même si elle aime encore son partenaire. C’est la phase la plus dangereuse. Le partenaire devient plus menaçant car il sent qu’elle se dégage de son emprise.

Durant la phase, la victime de violence conjugale a surtout besoin …

  • De protection :
    Elle peut être davantage en danger
    J’ai besoin qu’on me suggère des moyens pour assurer ma sécurité et celle de mes enfants…
  • Des ressources
    Elle ne sait pas quelles ressources pourraient l’aider.
    J’ai besoin qu’on me parle des ressources qui pourraient m’aider, même si je ne peux pas les contacter tout de suite…
  • D’aide concrète
    Elle doit se réfugier dans une maison d’hébergement.
    J’ai besoin que mes enfants restent avec moi…

Tous ces besoins sont normaux

Le besoin de respect demeure un besoin fondamental de toutes les victimes et de tous les êtres humains.

Les victimes ont aussi besoin de savoir que quelqu’un est là pour les aider, et d’être en sécurité avec leurs enfants.

Phases de remise en question personnelle

Pendant cette phase, la victime de violence conjugale évite de trop réagir pour ne pas amplifier le problème. Ses énergies sont occupées à tenter de changer son comportement, ses attitudes, pour répondre le mieux possible aux attentes de son partenaire. Elle cherche à comprendre la situation, à trouver des explications.

Durant cette phase, la victime de violence conjugale a besoin…

  • D’être comprise :
    Elle ne perçoit pas nécessairement ce qu’elle vit comme étant de la violence conjugale, mais plutôt comme une chicane de couple.
    J’ai besoin que vous compreniez mon point de vue sur ma situation…
  • D’être accueillie :
    Elle vit beaucoup d’émotions difficiles et contradictoires.
    J’ai besoin de réconfort, qu’on se préoccupe de moi, qu’on me pose des questions sur ce que je vis…
  • D’être soutenue :
    Elle se sent responsable pour les difficultés du couple. Elle a peur de parler contre son conjoint et d’être une mauvaise épouse.
    J’ai besoin de pouvoir parler de moi, de mon vécu, de mes émotions…
  • D’être rassurée :
    Elle a peur que son conjoint sache qu’elle parle de lui.
    J’ai besoin d’être certaine que ce que je dis restera confidentiel…

Phases de remise en question des comportements violents

La victime commence à réagir verbalement et même physiquement. Elle commence à remettre en question les comportements de son partenaire plutôt que les siens. Malheureusement, le partenaire violent ne se remet généralement pas en question. Ses réactions sont plus violentes

Durant cette phase, la victime de violence conjugale a surtout besoin…

  • D’être crue, entendue et non jugée :
    Elle trouve très difficile de dévoiler la violence qu’elle subit. Elle a peur qu’on ne la croie pas, elle a honte de ce qui lui arrive, elle a des préjugés sur elle-même.
    J’ai besoin qu’on me prenne au sérieux, qu’on m’écoute…
  • De ventiler :
    Elle est perturbée sur la violence.
    J’ai besoin de raconter et de encre ce qui se passe dans ma vie et dans celle de mes enfants…
  • D’informations sur la violence :
    Elle se sent seule au monde.
    J’ai besoin de quelqu’un pour m’aider à voir clair dans ma situation…

Dans des situations de violence conjugale, les victimes se retrouvent prises au piège, un peu comme dans une toile.

Quels sont les effets de la violence?

La violence a beaucoup d’effets sur la vie des victimes. Il est utile de connaître la Roue de médecine pour situer ces conséquences. Elle comporte quatre parties symbolisant le Mental, l’Émotionnel, le Physique et le Spirituel.

  • La couleur Blanche est associée au Nord. Elle représente le Mental, la pensée, la connaissance, l’apprentissage, le travail, la conscience de soi, la sagesse, l’intégrité, le jugement, la maturité, la compréhension. La couleur blanche apporte la force et l’endurance.
  • La couleur Rouge est associée à l’Est. Elle représente le Spirituel, la vie elle-même, la communauté et le rôle de chacun dans sa communauté, les cérémonies les lois, les droits, l’empowerment et le travail avec les autres ressources.
  • La couleur Jaune est associée au Sud. Elle représente l’Émotionnel, la perception de soi, l’expression de soi, l’estime de soi, la reconnaissance de ses forces, la reconstruction de soi, l’art et les relations amoureuses, amicales et familiales.
  • La couleur Noire est associée à l’Ouest. Elle représente le Physique, la conscience du corps, la santé physique, les dépendances, la maternité et les aspects concrets de la vie.

Les victimes de violence conjugale utilisent parfois des comportements violents envers leur agresseur. Il faut savoir que dans un couple, le même comportement violent n’a pas les mêmes objectifs, le même poids et les mêmes effets chez la victime que chez l’agresseur. Pour la victime, il s’agit plutôt d’essayer de se libérer, de s’affranchir du pouvoir et de la violence de l’agresseur.

Si on connaît bien les effets de la violence, il est plus facile de comprendre ses réactions et reconnaître les effets de la violence sur elle. C’est très important parce que les victimes, comme tous les êtres humains, ont de la difficulté à associer leurs problèmes à la violence qu’elles subissent. C’est pourquoi les proches des victimes ou les intervenantes et intervenants dépistent parfois la violence avant même que la victime ne réalise sa situation.

Un regard extérieur respectueux et empathique peut faire toute la différence.

  • Pressions sociales
    Les proches font pression pour que le couple demeure uni, que la famille reste intacte.
  • Escalade
    La violence conjugale apparaît rarement de façon extrême et soudaine. Elle s’installe généralement de façon progressive et est difficile à percevoir.
  • Lois discriminatoires
    Plusieurs lois sont discriminatoires.
  • Effets de la violence
    Elle est affectée par la violence, mais on ne comprend pas sa situation, on pense plutôt qu’elle est folle, alcoolique ou toxicomane.
  • Danger
    Son conjoint l’a menacée de la tuer, de se suicider ou de lui enlever les enfants.
  • Méfiance à la justice
    Elle craint qu’en brisant le silence ses droits ne soient pas respectés ou que ses enfants soient pris en charge par la DPJ.
  • Confusion
    Elle cherche à comprendre ce qui se passe, pourquoi son conjoint la traite comme ça.
  • Racisme
    Elle a peur de subir de la discrimination ou du racisme.
  • Préjugés
    Elle a peur que les gens la jugent, la traitent de victime.
  • Enfants
    Elle craint les conséquences de la séparation sur ses enfants.
  • Accès difficile aux ressources
    Les ressources sont souvent éloignées.
  • Peur
    Elle a peur des représailles si elle en parle.
  • Impuissance réelle
    Elle n’a pas d’argent ou de biens à elle, elle est isolée et sans soutien.
  • Culpabilité
    Elle se sent responsable des difficultés du couple.

Répondre aux questions suivantes pourra dissiper votre incertitude :

  • Votre conjoint vous contrôle sans cesse?
  • Il vous déprécie? Il vous humilie? Il vous injurie?
  • Il vous empêche de fréquenter votre famille, vos amis?
  • Il vous harcèle sexuellement?
  • Il menace de vous battre si vous demandez de l'aide?
  • Il vous bouscule? Il vous frappe?
  • Il vous lance des objets?
  • Vous avez peur pour votre sécurité et celle de vos enfants?

Si la réponse est oui à une ou plusieurs de ces questions, vous êtes victime de violence conjugale.

Que la violence que vous subissez soit verbale, psychologique, financière, physique ou sexuelle, S.O.S. violence conjugale vous réserve un accueil chaleureux et vous mettra en contact avec une ressource capable de vous aider.

Programme pour la prévention de la violence familiale chez les Premières nations