
Agressions à caractère sexuel
Qu'est ce qu'une agression à caractère sexuel?
Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou,
dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective
ou par chantage.
Il s'agit d'un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l'utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite.
Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l'intégrité physique et psychologique et à la sécurité de la personne.
Cette définition s'applique, peu importe l'âge, le sexe, la culture, la religion et l'orientation sexuelle de la personne victime ou de l'agresseur sexuel, peu importe le type de geste à caractère sexuel posé et le lieu ou le milieu dans lequel il a été fait, et quelle que soit la nature du lien existant entre la personne victime et l'agresseur sexuel.
Qui peut être victime d'une agression sexuelle?
Une agression sexuelle peut prendre plusieurs formes, que ce soit dans les gestes posés ou dans le degré de violence utilisé.
Un individu, femme ou homme, peut être victime d'une agression sexuelle dans l'enfance, à l'adolescence et à l'âge adulte.
Qui peut être l'agresseur?
L'agresseur sexuel peut être un conjoint, un ami, une connaissance, un professionnel, un collègue de travail, un employeur, un camarade d'études, un
voisin, un membre de la famille, un client, un patient ou un inconnu.
Les textes de la section Agression sexuelle du site sont inspirés ou comportent des extraits du Guide d'information à l'intention des victimes d'agression sexuelle, produit par la Table de concertation sur les agressions à caractère sexuel de Montréal
et Cynthia Pouliot
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/agression_sexuelle/index.php?cest-quoi-au-juste
L'hôpital de Baie-Comeau refuse d'accorder des privilèges de pratique ...
Mythes et préjugés
Les mythes et les croyances à propos des victimes d'agression sexuelle et des agresseurs sexuels sont nombreux et tenaces. Voici quelques-uns des mythes les plus répandus:
- les femmes acceptent d'avoir des rapports sexuels et se plaignent ensuite d'avoir été agressées;
- les femmes provoquent les agressions sexuelles par leurs attitudes et comportements;
- les femmes et les enfants sont généralement agressés par des inconnus;
- les agresseurs sexuels ont tous des problèmes de santé mentale;
- les hommes ne sont pas victimes d'agression sexuelle.
Puisqu'il existe encore une conception stéréotypée des victimes d'agression sexuelle, bon nombre de personnes ont encore du mal à concevoir que des garçons également sont agressés sexuellement. Il semble aussi que les garçons sont encore moins enclins que ne le sont les filles à reconnaÎtre, à admettre et à révéler l'agression sexuelle dont ils ont été victimes.
Tous ces mythes, préjugés et stéréotypes banalisent cette forme de violence et en atténuent le caractère criminel. La lutte contre les agressions sexuelles doit s'appuyer sur la promotion de valeurs fondamentales, dont le respect de l'intégrité physique et psychologique de toutes les personnes, que celles-ci soient des femmes, des hommes ou des enfants.
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/agression_sexuelle/index.php?mythes-et-prejuges
Des chiffres qui parlent
- 1 femme sur 3 a été victime d’au moins une agression sexuelle depuis l’âge de 16 ans.
- 1 homme sur 6 sera victime d’une agression sexuelle au cours de sa vie.
- Les 2/3 des victimes sont âgées de moins de 18 ans.
- 82 % des victimes d’agression sexuelle sont des femmes.
- Plus de 75 % des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle.
- 40 % des femmes ayant un handicap physique vivront au moins une agression sexuelle au cours de leur vie.
- 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint.
- Près de 8 victimes sur 10 connaissent leur agresseur.
- 7 victimes sur 10 ont été agressées sexuellement dans une résidence privée.
- Près de 90 % des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police.
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/agression_sexuelle/index.php?des-chiffres-qui-parlent
Conséquences
Les conséquences des agressions sexuelles sont multiples et peuvent se manifester de plusieurs façons et à différents moments de la vie. Que l'agression sexuelle se
soit produite récemment ou il y a plusieurs années, elle entraÎne des conséquences
dont certaines sont partagées par une majorité de victimes, tandis que d'autres
dépendent de la situation particulière de chaque personne.
Les conséquences à court terme chez la victime peuvent être réparties en trois étapes:
- La période de choc (colère, peurs intenses, tristesse, honte, sautes d'humeur, impression d'être incomprise et seule avec ce problème, troubles du sommeil, perte d'appétit, sensations de douleurs généralisées ou spécifiques, etc.)
- La période de réajustement (peur de rester à l'intérieur, peur des foules, peur d'être seule, peur des relations sexuelles, etc.)
- La période d'intégration (besoin de repenser à l'agression sexuelle afin d'éclaircir certaines questions ou émotions qui troublent encore la victime, période d'introspection durant laquelle la victime peut se sentir loin des autres, etc.)
De façon générale, les victimes peuvent vivre :
- Des problèmes physiques
- Des problèmes psychologiques
- Des difficultés sexuelles
- Des difficultés relationnelles
- Des frustrations ou de l'anxiété
- Des problèmes économiques, sociaux ou familiaux
- Des problèmes de dépendance
- Des troubles de l'alimentation
Des problèmes physiques:
- maux de tête
- fatigue
- infections transmissibles sexuellement
- grossesse non désirée
- blessures
Des problèmes psychologiques:
- tristesse
- dépression
- culpabilité
- sentiment de colère et de rage
- peur
- faible estime de soi
- honte
- découragement
- idées suicidaires
- automutilation
Des difficultés sexuelles:
- baisse de désir ou hypersexualisation
- douleurs lors des relations sexuelles
- dégoût pour la sexualité
Des difficultés relationnelles:
- avec le conjoint ou la conjointe
- les amis
- la famille
Des frustrations ou de l'anxiété causées par:
- les procédures judiciaires
- le procès
- les témoignages à la cour
Des problèmes économiques, sociaux ou familiaux:
- difficultés au travail
- rejet par les amis
- séjour dans un centre d'hébergement et centre de crise
- perte de revenu
Des problèmes de dépendance:
- à l'alcool
- aux drogues
- au jeu
- aux médicaments
Des troubles de l'alimentation:
- anorexie
- boulimie
Ces diverses manifestations peuvent survenir sur une longue période de temps débutant soit immédiatement après l'agression sexuelle ou plusieurs années plus tard.
Aller chercher de l'aide le plus rapidement possible permet de diminuer les conséquences et de vous sentir moins seule en tant que victime.
Briser le silence
L'agression sexuelle est un crime qui est soutenu, en partie, par la loi du silence. Plusieurs raisons peuvent empêcher une victime de dévoiler l'agression sexuelle et
peuvent la garder dans le silence pendant plusieurs années.
Choisir de briser le silence permet notamment:
- de surmonter la honte liée au secret qui vous isole;
- de vous donner la possibilité de vous faire comprendre et aider;
- de raconter votre expérience à des personnes compatissantes qui reconnaissent votre vécu;
- d'obtenir des outils pour réduire les conséquences de l'agression sexuelle.
Consulter la liste des ressources.
http://www.msss.gouv.qc.ca/sujets/prob_sociaux/agression_sexuelle/index.php?consequences